Pour éviter le baby-blues et tous les désagréments après bébé

 

Pendant la grossesse, de part l'attention que l'entourage lui porte, à travers également le travail admirable des sages-femmes lors des préparation à l'accouchement et par l'hypermedicalisation permettant de s'assurer de la bonne santé du bébé, la maman est très entourée, surveillée et a l'impression d'être le centre du monde. Quel désillusion après l'accouchement !!! l'attention est portée principalement sur le bébé, et la maman livrée à elle-même est souvent très seule. Elle se sent désemparée d'autant plus si l'accouchement ne s'est pas forcément bien passé et même si bébé se porte comme un charme.

Autrefois, les familles étaient plus présentes. De nos jours, la famille est souvent dispatchée, les grands-parents sont souvent encore en activité ou ont d'autres priorité (on ne peut pas les blâmer) et sans compter les relations souvent épineuses avec la belle mère pourtant pleine de bonnes attentions !

De plus physiquement, la maman n'est pas au top, des cernes jusqu'au menton, un gros ventre pendouillant avec plus rien dedans, des vergetures, 10 kg en trop, sans parler des douleurs cicatricielles qui l'empêchent de s'assoir ou limitent ses mouvements. La maman prend conscience alors qu'elle n'est plus vue comme une femme mais comme une mère.

Elle veut, pour le coup, être une super maman. Elle surestime souvent ses capacités et tire un peu trop sur la ficelle.

Par ailleurs, on remarquera le manque d'ergonomie pour le matériel de puériculture, certes assez bien adapté au bébé mais pas du tout aux parents. Les cosy pèsent une tonne, et il faut avoir fait Mat Sup (et encore...!) pour harnacher bébé. La maman se démantibule le dos en baignant bébé et en l'installant dans son lit à barreau (qui a enfin fini par s'endormir après une savante combinaison d'astuces spécifique à chaque bébé que la maman va apprendre en autodidacte).

En sortant de la maternité, la maman a besoin d'être rassurée, elle en a plein le dos, mais elle n'a pas le droit de se plaindre car après tout, celà fait des années qu'elle le veut ce bébé et puis elle l'aime tellement qu'elle donnerait sa vie pour lui. Oui mais voilà, la fatigue, les douleurs éventuelles, les carences créées par l'allaitement ou par le régime qu'elle s'impose, son conjoint (tout aussi chamboulé !) qui ne la regarde plus comme avant, et qu'elle perçoit aussi sous un autre angle, la perspective de reprendre un emploi et de ne pas savoir comment concilier tout ça. Très fréquemment, la maman craque et au vu des circonstances, on peut la comprendre. Cependant la maman, elle, ne comprend pas sur le moment ce qui lui arrive, et pendant quelques temps, elle vit dans le déni de la tristesse . Elle qui a tout pour être heureuse ! Sans parler de toutes ces mamans dont le conjoint a paniqué et a démissionné, parce que lui, non plus, ne s'est pas bien préparé.

La maman, un jour, va ressentir le besoin urgent, elle aussi, de tout plaquer le temps d'une bonne cure de repos, partir loin et seule sans bruit, sans cris, sans reveils intempestifs ! Mais voilà, ce n'est pas possible, elle se sent irremplaçable et au final piégée. Epanouie comme un lion en cage...

Vrament dur d'être une maman !

Heureusement, une aide sous forme d'accompagnement par une sage-femme a été mise en place pour la maman (le PRADO). Quelle bonne initiative plébiscitée par 90% des mamans. Ce service est mis en place sous certaines conditions et jusqu'au 6ème mois et est pris en charge par l'assurance maladie.

A ceci, il est nécessaire d'ajouter un suivi osteopathique de la maman et du bébé qui ont subi de fortes tensions et contraintes pendant la grossesse et l'accouchement. Le traitement osteopathique est d'autant plus recommandé si l'enfant pleure beaucoup, qu'il dort mal, qu'il est tendu, tordu, que son crâne est déformé, asymétrique, qu'il a des coliques, qu'il regurgite, qu'il a une respiration ronflante et qu'il souffre de rhino, qui dégénère souvent en otite et bronchiolite. Un seul de ces symptôme doit vous amener à consulter un ostéopathe. La maman a, en général, accouché aussi de l'affreuse sciatique ou lombalgie qui l'a handicapé pendant toute sa grossesse, dans le cas où elle n'ait pas pensé à consulter un ostéopathe. Mais de nouveaux symptômes apparaissent très vite, notamment des douleurs dans les trapèzes et les dorsales à force de porter bébé. Il est alors recommandé d'attendre le retour de couche pour consulter car la libération hormonale et l'imprégnation au niveau des ligaments a entraîné une hyperlaxité afin de favoriser l'ouverture du bassin au moment de l'accouchement, et perdure pendant plusieurs mois. Donc si la maman présente des douleurs, l'ostéopathe intervient, bien entendu, car il ne va pas laisser sa patiente souffrir inutilement, mais si elle veut juste faire un contrôle, mieux vaut attendre 2-3 mois que tout soit rentré en ordre.

En général, il faut souvent réajuster le bassin qui a été malmené, d'une part, bien avant la grossesse mais qui a été négligé, d'autre part pendant la grossesse avec le poids du bébé et la tension des ligaments qui relient l'utérus au sacrum. Et, en dernier lieu, un accouchement par voie basse se fera par un mouvement de bascule du sacrum entre les iliaques (nutation, contre-nutation) poussé par la tête du bébé. Il arrive que le sacrum reste bloqué dans une des 2 positions et entraîne des tensions douloureuses par la suite dans les lombaires, le bassin ou dans le nerf sciatique. Le fait que le bassin soit en mauvaise posture peut d'une part entraîner des perturbations au niveau des sphincters et accentuer l'incontinence déjà favorisée par la pression exercée sur le périnée pendant le grossesse et l'accouchement. Enfin, un sacrum ou un coccyx en manque de mobilité risque d'entraîner une tension au niveau des membranes méningées, favorisant le Baby blues et la dépression post-natale.

 

Donc le secret d'une bonne maternité est d'une part de préparer votre coproduction et votre mental avant la grossesse :

-une visite chez l'ostéopathe avant la grossesse, surtout en cas de trouble de la fertilité

- une visite chez le Naturopathe qui corrigera vos déséquilibres alimentaires et optera pour des compléments adaptés à votre future grossesse très gourmande et qui puise, quand elle ne peut pas faire autrement, dans de vieilles réserves graisseuses chargées de vieilles toxines.

-une visite chez une sophrologue , ou du yoga pour apprendre à détendre votre corps et votre esprit harmonieusement.

- une visite chez un thérapeute psycho-émotionnel, en couple, notamment s'il y a des difficultés dans le couple ou des problèmes de fertilité

 

Puis pendant la grossesse

- visite chez l'ostéopathe avant le 6ème mois si possible notamment en cas de douleur lombo-sacrée.

- préparation à l'accouchement en piscine et sophrologie ou yoga pré-natal

 

Après l'accouchement :

- emmener le bébé voir l'osteo dans les 2 premiers mois et le 1er mois si l'accouchement s'est mal passé ou que le bébé présente des symptômes d'alerte

- la maman doit consulter l'ostéopathe dans les 6 mois qui suivent l'accouchement

- elle doit veiller à prendre bien soin d'elle, car son épanouissement est le seul gage de l'épanouissement de son bébé, en se faisant éventuellement aider par une thérapeute psycho-émotionnelle qui lui apprendra l'amour et le respect de soi.

Une bonne maman doit savoir écouter son instinct, son intuition et non pas toujours suivre des recettes toutes faites. Telle une maman lionne qui vieille sur ses petits d'instinct et qui sait les repousser quand ceux-ci deviennent trop envahissants, elle leur apprend l'autonomie et l'apprentissage. Être concerné par ses enfants, leur donner plein d'amour et de tendresse sans les étouffer et sans l'obsession de la performance en leur apprenant à se passer des parents progressivement, et en tenant aussi compte que ce ne sont pas eux qui décident pour la famille. Et, peut être le plus difficile : toujours garder à l'esprit que c'est en essayant de préserver l'équilibre précieux qui maintient l'écosystème parental dans un épanouissement nécessaire à la pérennité de la famille, par l'écoute, le dialogue et la compréhension des désirs de chacun, même s'ils vont à l'encontre de notre propre volonté, que les parents offriront le cadeau le plus fabuleux que l'on puisse faire à ses enfants et c'est aussi la manière la plus sereine et confortable d'avancer dans la vie.

 

 

Isabelle Mainguet

06 10 55 20 78

 

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